J'ai eu la chance d'accompagner un groupe venu du nord de la France sur Belle Ile. Quelle joie !
Tout d'abord, nous avons pris le bateau à Quiberon sous un ciel couvert, de la pluie et un peu de vent. Arrivé à l'embarcadère vers 9h15, nous avons embarqué vers 9h45 sur une sorte de grande vedette. Je vous avouerais que les premières minutes furent un peu....stressantes à cause du tangage et du vent.
Quelques minutes après avoir quitté l'embarcadère, la vedette a pris de la vitesse ce qui m'a semblé apporter au bateau une stabilité meilleure.
Au fur et à mesure, nous devinions Belle Ile au loin et son port d'arrivée : Le Palais.
Le temps semblait vouloir s'éclaircir et laisser place à un soleil omniprésent.
Après avoir accosté, nous avons été pris en charge par un prestataire chargé de nous faire visiter l'ile en car.
Nous avons fait une première halte à Port Coton et ses fameuses aiguilles. Quelle merveille ! La mer s'engouffre dans ces rochers, l'écume se projette contre la roche, les goëlands planent au dessus de nos têtes avec majesté.
C'est un spectacle extraordinaire qu'il est difficile de décrire.
Je voudrais rester des heures à contempler, mais l'heure du déjeuner approchant, nous sommes invités à nous rendre au restaurant. Celui-ci est situé face à la mer. Le vent ayant complètement chassé les nuages, c'est face au soleil se reflétant dans la mer que nous partageons un succulent repas.
Nous repartons vers 14h00 pour Sauzon puis le phare des Poulains. De nouveau, je ne peux m'empêcher de chanter et louer pour tant de merveilles.
Que c'est beau, la mer à perte de vue, des vagues roulant sur les rochers avec des reflets verts et bleus. Le vent souffle et caresse nos visages. Nous sentons le sel sur nos lèvres.
Le phare des Poulains est aujourd'hui inoccuppé mais je m'imagine ce gardien, la chance qu'il avait de vivre ici, la rudesse de son travail, les joies de son environnement. On raconte qu'il attachait sa voiture pour éviter qu'elle ne s'envole. Un autre temps, une autre époque..pas si lointaine pourtant.
Que notre terre est belle, que notre Morbihan est majestueux, que Belle Ile porte bien son nom.
Pourvu que vous ayez la chance, comme moi, de voir et de comprendre combien cette ile est fabuleuse, combien nous ne sommes rien à côté de l'immensité de la mer, combien nous devrions remercier le potier de ce monde.
Je suis reparti avec le groupe après quelques autres détours sur l'ile, la tête pleine d'images et de souvenirs. Je reviendrai, c'est sûr. J'espère que nous nous croiserons là-bas.
Bonne balade et bon vent !